La propagande Nazie

         Ensuite, nous pouvons nous pencher sur le cas de la propagande nazie. Le nazisme s'est en partie inspiré du fascisme. La propagande nazie faisait partie des attributions du Ministère du Reich à l'éducation du peuple et à la propagande dirigé par Joseph Goebbels (que beaucoup considérait comme l'héritier de Hitler ). Ce ministère avait pour but de contrôler l'ensemble du secteur culturel et des médias et de les mettre au service de la propagande nazie via une propagande intense, les nazis ont ainsi réussi à contrôler l'ensemble de la population allemande. Ainsi, la propagande s'étend jusqu'aux portes des camps de concentration comme nous pouvons l'observer sur cette image :


« Arbeit macht frei » en allemand signifie le travail rend libre.

          Le Ministre allemand de la propagande avait détaché des services dans chaque pays occupé. Le service allemand détaché en France s'appelait : « Propaganda Abteilungen » et était situé à Paris. Cette propagande a émis de nombreuses affiches car c'était un moyen de toucher un bon nombre de personnes, dont particulièrement les illettrés. En effet, le témoignage de Jean Marinet, nous apprend pourquoi la plupart des personnes concernées par ces affiches étaient influencées par celles-ci : « Je me rappelle des affiches allemandes, des affiches magnifiques. C'était toujours très bien fait, très coloré, très frappant...On finissait par être complètement saturés de ne voir que ça ! » En voici quelques exemples :

 

 

Datée de 1943, cette affiche de propagande allemande a pour objectif de pousser les travailleurs français à partir en Allemagne pour contribuer à l'effort de guerre dans la lutte menée contre le Bolchévisme. L'ombre d'un soldat sur fond rouge sang plane au-dessus de deux colonnes de travailleurs se dirigeant vers des usines. Derrière elles, un horizon lumineux symbolise la perspective d'une vie meilleure. L'affiche tente de culpabiliser les travailleurs. Ne pas travailler en Allemagne, c'est abandonner les soldats qui se battent pour protéger les populations des dangers du communisme.

 

 

Ensuite, le parti nazi fondait ses espoirs sur la jeunesse hitlérienne. En effet, un des nombreux objectifs des nazis était d'embrigader les plus jeunes à l'antisémitisme et à la xénophobie en les conditionnant aux modes de pensées nazismes via les écoles et l'organisation appelée « Jeunesse Hitlérienne » comme nous le montre cette affiche sur laquelle nous voyons le portrait d'Hitler, ainsi qu'un enfant regardant dans la même direction que celui-ci. Et sur laquelle est inscrit : "La jeunesse sert le Führer"

 

 

          Puis, certaines affiches furent utilisées dans le but de recruter des volontaires pour aller se battre dans les pays occupés. Sur cette affiche, la marine de guerre allemande en appelle aux volontaires afin d'accroître leurs forces face aux alliés.

         Par conséquent, les affiches furent le moyen privilégié par les nazis pour rallier la population allemande à leur cause. Cependant, ce ne fut pas l'unique moyen qu'avaient les allemands pour contrôler les esprits. En effet, les médias ont eux aussi joué un rôle important en diffusant beaucoup d'informations aux civils avec les journaux, la radio, les actualités cinématographiques.

La radio, par exemple, permettait d'écouter les informations presque en direct. Ainsi que le cinéma qui présentait les actualités filmées de la semaine, des films, des documentaires, des reportages qui frappaient l'imagination par la force des images et des commentaires. Ces nouveaux médias étaient efficaces parce qu'ils touchaient en même temps de nombreux citoyens. Ils pouvaient être un bon support de propagande, c'est à dire qu'ils pouvaient servir à influencer des populations entières. D'après le témoignage suivant: «Il y avait Radio Paris qui balançait des informations tendancieuses, cette radio était très dangereuse », nous pouvons affirmer que Radio Paris était contrôlée par les autorités Allemandes qui s'en servait pour faire passer de fausses informations à la population française et afficher ses idéaux collaborationnistes.

 

Le cinéma, contrôlé par Goebbels fut surtout utilisés pour détendre les spectateurs dans une période très dure à l'aide de comédies musicales ou de films de style hollywoodien. Cependant, un certain nombre de films nazis étaient des films de propagande comme par exemple Le juif Süss tourné en 1940 par Veit Harlan qui promeut l'antisémitisme nazi.

Vidéo de propagande française souligant la collaboration des Allemands Nazis pour la reconstruction des voies ferrées détruites par les résistants.

         De plus, la presse écrite occupe une place essentielle dans la politique de contrôle des medias par le régime Nazi. En effet, il existe plus de 300 publications nazies au début des années 30, mais les tirages sont loin d'être importants, à part le Völkische Beobachter (organe officiel du Parti). Mais seule une minorité des électeurs du NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) lit ces journaux. Il importe donc pour le Ministre de l'Information et de la Propagande de s'adresser à un public beaucoup plus large. Les services de Goebbels prennent donc le contrôle des quotidiens et des revues qui ne dépendent pas du Parti nazi, comme par exemple le Simplicissimus à Munich, le Lustige Blätter ou encore le Kladderadatsh à Berlin.
Le régime Nazi décide de maintenir une pluralité de titres dans le domaine de la presse quotidienne et des revues pour répondre à deux exigences : offrir un choix au lecteur, afin de ne pas le lasser et le convaincre, qu'il subsiste dans le Reich une liberté d'expression et une libre circulation de l'information.
La présence de caricatures dans des journaux à vocation satirique participa à cette entreprise de diversion.

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site